Perte de poids de 50kg : J'ai prit conscience de cette protection à 115kg

« Cette perte de poids et ce potentiel, que j’explore aujourd’hui tous les jours, est le plus beau cadeau que mon corps pouvait m'offrir »

Prélude :

Par cette article, je m’autorise aujourd’hui, à vous partager une belle expérience de vie, un de mes chantiers, un processus un peu plus intime et qui n’a pas été facile à vivre et à vous retranscrire. L’idée de m’exprimer sur ma perte de poids est née des interrogations, des échanges avec différentes personnes, de mon souhait de partage et de communiquer afin d’être solidaires face à certaines difficultés que nous pouvons rencontrer dans notre vie, et qui peuvent nous amener à croire que nous sommes seuls à les vivre, alors que nous sommes bien plus que nous l’imaginions. Je partagerais tous cela de façon plus détaillée dans ma biographie ultérieurement.


En parlant de plus en plus de mon quotidien, de mes aventures et mes difficultés sur les réseaux sociaux, sans lamentations, mais en expliquant que, de ces difficultés, j’en ai fait des forces motrices, j’ai reçu des soutiens incroyables de certains proches mais aussi de personnes inconnues : de beaux encouragements, d’agréables messages de solidarités et des témoignages très touchant autant en public qu’en message privé.


Toute ma vie évolue au plus profond de mon être, je travaille et cultive tous les jours ces intentions, cette volonté, intérieurement et extérieurement, pour une transformation en douceur qui me permet d’avancer et être en harmonie avec toutes ces évolutions.


Au-delà de la reprise de mes études, de l’obtention de mes diplômes universitaires en Art-thérapie par la danse thérapie, de mon évolution professionnelle par la création de mon entreprise et de la préparation de ma thèse en doctorat, mon évolution physique était aussi un de mes objectifs entamé depuis 2014. Je vous parlerais aussi de mon parcours de vie « mon histoire » dans un prochain article pour vous expliquer tous ce processus de vie qui m’a amené à tous ces changements jusqu’à aujourd’hui.


PS: Prends un thé c'est le plus loin de mes articles je pense, tu peux le lire en plusieurs fois...

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Nous Abordons tout d’abord : mon enfance, ma perte de poids, le regard des autres, mon rééquilibrage alimentaire et le sport (Running, cardio-training, vélo). Je parlerais surtout de la pleine conscience qui me permet de cultiver une volonté personnelle dans une ambition collective et humanitaire m‘aidant à affranchir des pensées limitantes, de me dépasser chaque jour et d’avancer.


« Je tiens à souligner que tous ce que j’écris dans cet article est dans une intention de partage de mon histoire, de mon processus, de mon expérience, de mes choix et de mes décisions. Cet écrit n’est en aucun cas une expertise sur un régime ou la perte de poids »


À l’origine :

Enfance

Depuis tout petit déjà, aussi loin que je me souvienne, j’étais costaud, j’ai toujours aimé la bonne cuisine et j’ai toujours aimer cuisiner. J’avais déjà cette idée que c’était dans ma nature, un héritage familial, c’était aussi l’image que j’avais d’un homme je pense. Cela a été plus ou moins facile à vivre au quotidien, car je sentais et on me faisait ressentir de différentes manières que mon physique n’était pas dans la norme. Les gens me rappelaient que je n’étais pas comme eux, (ce qui ne change pas d’ailleurs). Ce sont ces mêmes personnes qui m’ont fait « remarquer » que j’étais noir ! donc différent d’eux aussi. C’est encore ces mêmes personnes qui m’ont considéré comme « gros » ; J’ai connu certaines difficultés, les moqueries étant plus jeune, le mépris dans le regard des autres et les refus systématiques à certains castings de danse, de film, de photos, de mannequinat, malgré mes nombreuses candidatures, bien que je ne pense pas que cela n’était dû qu’au physique bien sûre.


Je ne me suis jamais restreint physiquement car j’ai toujours été sportif (basket, athlétisme, musculation, zumba, fitness et danse) mais j’avais rencontré des problèmes d’articulations et d’aisance à certains moments. J’ai toujours fais beaucoup de sport mais en mangeant en conséquence aussi, et en plus à des heures tardives. Parallèlement, depuis 2001, j’ai occupé le poste d'éducateur spécialisé en journée auprès de différentes populations en situation de handicap et en difficultés, avec les repas et collations comprises et j'ai été aussi chorégraphe de danse le soir en donnant des cours de danse hip-hop à Stains et ailleurs. Je mangeais donc au moins 4 repas par jour en cuisinant vers 23 heure voire minuit parfois. Je prenais plaisir à cuisiner même pour moi uniquement et je cherchais une certaine satiété, surtout pour avoir de l’énergie pour le lendemain. A l’époque, le médecin m’avait déjà conseillé de manger à 17h sinon, je risquais de continuer à grossir. Je mangeais donc à 17 heures et 23 heures! (Rire), je n’avais pas su l’écouter à l’époque. M’habiller était un vrai parcours du combattant, difficile de trouver des boutiques de vêtements adaptés (xxl ou xxxl). Heureusement la mode hip hop était en taille large. J’ai finalement trouvé certains magasins qui avaient des vêtements adaptés mais assez onéreux, donc j’abordais assez souvent la fameuse couleur noire qui, comme un caméléon unifiait un peu les formes.


Je pense que cette corpulence m’a aussi protégée pendant mon parcours de vie, comme un armure à différent moment, selon les situations. J’ai toujours accepté ce que j’étais, même si des fois des remises en question venaient me titiller, tant au niveau physique, que sur mon image, ma vie au quotidien ou en couple, par rapport à l’autre comme tout à chacun je pense. Rentrer le ventre en permanence, quand j’étais en tee-shirt ou quand j’essayais de nouveaux vêtements en public, était devenu automatique, voire même inné dans toute les situations de la vie quotidienne. J’ai accepté par la force des choses ce que j’étais, « costaud », avec l’image qui me collait à la peau (le gros, le gars juste sympa) , en étant heureux quand même, pensant qu’elle ne pouvait pas évoluer, ce qui ne m’empêchait pas d’avoir des difficultés par rapport à la vision de moi-même ou de souhaiter que les choses puissent être autrement.

Mon intention de perdre du poids a été une nécessité

Un gros déclic en Janvier 2014 ! Lorsque j’ai vu s’afficher le chiffre 115 kilos sur ma balance ! pour certains ce n’est qu’un chiffre, pour moi, cela a été un message très puissant qui m’a fortement remis en question sur tout ma vie. Je m’en souviens comme si c’était hier, je m’en voulais de ne pas avoir fait assez attention, je ne me voyais pas encore aller faire des magasins pour chercher des vêtements triple XL. Je me suis ensuite regardé dans le miroir, j'ai regarder puis toucher chaque plies imposant que faisant mon corps, comme pour voir l’étendu des travaux.


"Je n'allais pas commencer un régime car cela me paraissait impossible à perdre, il y avait trop de chair, trop de masse, trop de travail à fournir, trop d’heures à y consacrer et je n’allais jamais avoir le temps compte tenu de mon rythme de vie et de mes habitudes alimentaires surtout. Pour être honnête, j'ai pensé à une opération, j'ai même appelé un service, je me suis déplacé pour avoir des informations, ah oui, je me souviens il m'avait dit que je n'étais pas assez gros. De tout façon, j'avais du mal avec l'idée de l'opération."


Je me suis alors posé une vrai question :



« est-ce que je veux rester comme ça, consommer comme ça, vivre comme ça toute ma vie ? ».


J'ai eu un second souffle, c’est à cet instant précis que j’ai pensé à tous ce que je souhaitais faire et entreprendre à l’avenir : ma candidature à l’université en danse thérapie, ce que je voulais représenter, moi, ma santé, l'héritage de mes ancêtres et la transmission à mes futurs enfants. Mon corps et mon esprit se sont mis en accord pour œuvrer vers une évolution ensemble à tous les niveaux : personnel, familial, amical, sociétal et humanitaire. Effectivement, je me dis aussi, que si je suis encore en bonne santé aujourd’hui c’est en partie grâce à ma culture alimentaire familiale, que je m’autorise à accepter aujourd’hui, ayant la belle responsabilité de transmettre cet héritage à mon tour. À partir de là, j’ai pris un engagement envers mon corps, moi-même, la société, l’humanité et le monde, celui de mettre en œuvre de bonnes pensées et actions afin d’apporter ma contribution à notre vie ensemble.


Ayant conscience de ma place dans le collectif, dans la société, l’humanité et dans le monde, j’ai fait le choix d’un rééquilibrage alimentaire et de perdre du poids. C’est-à-dire de consommer autrement en m’affranchissant des habitudes alimentaires de la société. J'ai décider de plus être dans une surconsommation des ressources afin de ne plus contribuer à cela, tout en pensant aux autres, qui en moins voir pas du tout. Il s’agissait aussi d’être en harmonie avec moi-même de façon universelle en éprouvant mes capacités physiques et mentales. Effectivement ma façon de penser et ma façon de vivre ont radicalement évoluées.


Comment ?

J’ai appris à écouter mon corps dans ce qu’il me dit ou dit pas aussi et je suis revenu à l’essentiel. Débrouillard, j'ai travailler sur moi sans méthode, sans acte chirurgicale, sans compléments ou technique spécifique en moins de 3 mois ou 6 mois mais en puisant ma force dans l'amour du monde. De janvier 2014 à Juin 2017 je suis passé de 115 kilos à 65 kilos, mon objectif et mon engagement étaient juste de perdre du poids jusqu’à me sentir en harmonie à la base. Ce qui m’a permis de perdre 50 kilos en 3 ans et demi à été tout d’abord de ne pas avoir un chiffre pour objectif, mais arrivé à 70 kilos je me suis permis un challenge de -5 kilos.


  • Mentalement :

Voila ce qui m'a permis d'arrivé à ce résultat : l'intention juste, l'amour inconditionnel, mon enfant intérieure (un vrai professeur), le temps, la patience, le détachement, les pauses, le lâcher-prise, les sacrifices, le tenir bon, les choix prioritaires, l'isolement structuré, la bienveillance, le discernement, la motivation, la détermination, la ténacité, la persévérance, être dans le don, les rituels, la répétition, mon entourage, ma famille, mes amis et une bonne dose de volonté, tout ceci à mon rythme.


Toutes ces qualités sont des choses que chacun a en lui, certains préfèrent parfois s’en économiser et d’autres développent ces incroyables trésors. J’ai fait le choix de ne pas m’économiser, de vivre et de savourer chaque effort. J’ai cultivé toute ces qualités intérieurement tous les matins à travers mes intentions : prières, médiations, lectures par des auteurs comme Amma, le Dalaï-lama et le livre « Origine » sur les 130 pensées de sages africains, qui m’ont nourri et beaucoup apporté aussi. Les ateliers de danse thérapie que j’ai animés, les sourires des personnes qui y ont participé, les moments de partage, et les différentes rencontres ont été des énergies très porteuses dans ce processus.


«Tous les moments de la vie m’ont permis d’accueillir les moments partagés comme un puissant soutien »

  • Physiquement :

Les efforts physiques ont mis mon corps entier à l’épreuve chaque jour, ce fût très intense et j’ai dû être régulier. J’ai tout d’abord arrêté la musculation de prise de masse entreprises depuis des années. Je me suis équipé de vêtement adapté pour le sport ainsi que des accessoires de sudation. Pendant 3ans et demi, j’ai effectué environ 3h de sports chaque jour en alternant le vélo d’appartement (3h à 5h), et tout d’abord un vélo 1er prix, qui n’a pas suivi mon rythme et a fini par lâcher ! (Rires), puis un vélo d’appartement de Homecom qui résiste encore (il est tenace, comme moi). J’ai attendu de perde assez de poids (faisant attention aux répercussions sur mon corps) pour reprendre la course à pied de 10 à 20km, lorsque je n’avais pas de douleurs au genou, entre la plaine St-Denis le long des quais passant par le parc de la Villette, Pantin, Bobigny et Bondy ou alors au parc de la Courneuve. Pour tenter de préserver une belle qualité de peau, j’ai appliqué de l’huile de Jasmin tous les matins et du beurre de karité pure avant chaque séance de sport.


Rien n’a été facile mais chaque jour où le soleil se levait, je me rappelais que je m’étais engagé envers moi-même et je n’avais pas le droit de me laisser tomber autant que mes ambitions humanitaires. J’ai donc fournis un effort considérable développant ainsi mon endurance et ma volonté. Je me suis laissé des périodes de repos afin de profiter des bons moments en famille ou entre amis autour de bon repas, pour stabiliser certains pallier et me concentrer sur mes études dont l’élaboration de mon mémoire de recherche auprès des personnes sdf car je ne pouvais réaliser tous ces chantiers en même temps, j’ai donc dû faire des choix prioritaires. Cette notion est très importante « faire des choix prioritaires », car il me semble essentiel d’être en harmonie tout en étant responsable sans se donner des excuses, considérer soi, les autres et le monde, de ne pas faire des choix aux détriments d’autres, mais de savoir quoi placer en priorité selon le moment. Ces moments de pauses ont aussi permit je pense à ma peau de se réadapter en douceur à mon corps aujourd'hui, la notion de "temps" est donc très importante.



  • Rééquilibrage alimentaire :

Concernant la nourriture, j’ai pris la décision de consommer "autrement" voire mieux, pas par besoin mais par nécessité de manger ce qui m'était nécessaire à la journée que j’allais vivre. Il n’était donc pas un besoin de manger les 3 repas par jour voulant ressentir ce sentiment de satiété à chaque repas. Il s’agissait pour moi, d’être beaucoup plus en accord avec la nature et mon corps que je considère comme mon temple dont je suis le gardien ayant le devoir d’en prendre soin. Au début de ce processus, lorsque j’étais encore salarié, j‘avais gardé ma zone de plaisir « le sucré » j’adore (forêt noire, tarte au pomme, tarte au citron meringué ou gâteaux antillais, charlotte aux fruits, fondant au chocolat hummm) que je brûlais rapidement en vélo en salle sans repas le soir. De façon simple et non prévu à la base, n’ayant pas de plan petit à petit, le rythme de 2 repas par jour s’est installé, une fois le matin et une fois en fin de journée à base de riz épicé à ma façon (apprécié de mes collègues à la fac), légumes, poissons et soupe. Cela a évolué avec une boisson chaude le matin et un repas en milieux d’après-midi avant 18h, car je souhaitais que tous mon corps puisse se reposer le soir. J’ai aussi fait le choix de ne plus manger dans des restaurants fast-foods sauf aux libanais du quartier de notre dame et rue du rosier "je suis un très grand fan de falafel" et aux restaurants sri-lankais à la chapelle qui bénéficient d’une cuisine saine et abordable financièrement "je suis gourmand et j’aime toujours autant cuisiner". En cas de fatigue, j’avais fait le plein de sucre naturel avec des dattes succulentes. J’ai également pris aussi la décision de ne plus manger de viande élevé de façon massive, industrielle et de ne plus être dans la surconsommation de celle-ci mais de manger ce que ma famille élève en Guadeloupe ou saisit de la pèche car je suis issu d’une famille d’agriculteurs qui travaille la terre et qui élève des animaux pas pour le profit, ce qui, pour moi, est une garantie sur les conditions d’élevages et ma vision.

Vers la fin de ce processus, j’ai pu expérimenter sans savoir que cela était un concept : le « jeûne hydrique ». Pendant un mois j’ai bu que de l’eau ou avec du sirop, du thé ou du chai latté au miel, une boissons Sri-lankaise, que des boissons sucrées ou soupes aussi. J’ai pu élaborer des boissons chaudes (infusion aux différentes épices dont j’ai le secret à base de gingembre, curcuma et miel) et froides (citron, gingembre, miel) assez sympa pour m’accompagner et m’aider durant tout ce processus et très apprécié de mon entourage. L’idée de ce jeûne est venue de beaucoup d’amis et professionnels de mon entourage qui le pratique pour différentes raisons (thérapeutique, sportive, spirituelle ou religieuse). Je précise que ce n'est pas nouveau concept, c'est une pensée et approche de vie traditionnelle et ancestrale. Pour ma part, je sentais que mon corps était prêt et me le demandais car il a aussi besoin de repos organique et fonctionnelle. Cela a été une belle expérience que je pourrais réitérer de façon intermittente car cela m’a beaucoup apporté à différents niveaux, un vrai nettoyage physique et psychique. J’ai ressentis un mieux-être physique, spirituel et émotionnel régulant mes pensées, redynamisant mes corps, un vrai présent pour mon être, je ne me suis jamais senti aussi présent et conscient de mes capacités physiques.



  • Courir en pleine conscience redynamise la créativité « Run therapy » :

Comme je l’évoquais au début, j